Incertitudes quant à l’augmentation du prix du gaz

actualites aterno

Vous n’aimez pas l’incertitude, surtout lorsqu’il s’agit d’anticiper vos futures dépenses ? C’est tout à fait légitime et parfaitement compréhensible. En effet, comment ne pas risquer d’utiliser le budget vacances par exemple pour payer les factures d’énergie lorsque le prix de celle-ci ne cesse de fluctuer ?

Le gouvernement précédent avait déjà annoncé à plusieurs reprises des hausses conséquentes des prix du gaz. Une hausse était encore prévue au mois de juillet 2012. Cependant, il semblerait que le gouvernement actuel réfléchisse à la possibilité de geler, une fois encore, les tarifs du gaz. Le gel des tarifs au quatrième trimestre 2011 s’était soldé par un recours de GDF Suez devant le Conseil d’État. Le 20 juin 2012, le rapporteur public a donné raison à GDF Suez et proposé d’annuler le dernier gel de 2011 en rattrapant les pertes grâce à des « factures rectificatives » prenant en compte, de manière rétroactive, une hausse de 8,8 à 10% des tarifs du gaz. Le jugement final devrait être rendu par le Conseil d’État avant la mi-juillet.

Ainsi, la nouvelle hausse de 5% demandée par GDF Suez fait l’objet de débats. La possibilité d’une hausse limitée est avancée. Car, si le gouvernement décide de geler une nouvelle fois la hausse du prix du gaz, ce dernier pourrait subir une hausse plus importante encore d’ici l’hiver prochain.

Le 4 juillet, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a affirmé que le gouvernement limiterait la hausse du prix du gaz : « Il n’est pas question d’augmenter le prix du gaz plus que l’inflation » a-t-il répondu au journaliste qui l’interrogeait. Ainsi, le prix du gaz devrait bel et bien être revu à la hausse mais, pour l’instant, il est impossible de déterminer précisément l’ampleur de cette hausse.

Ces nombreuses incertitudes ne permettent pas aux ménages d’anticiper et de prévoir un budget fixe pour les factures de gaz. Cela posera indéniablement un certain nombre de problèmes aux familles (notamment celles qui se chauffent au gaz) qui se verront dans l’obligation de puiser dans leurs économies pour payer leurs factures d’énergie.

Haut de page